Fred Tousch est né en 1967. Digne descendant d’une famille de bout en train Lorrain, ces parents l’obligent très tôt à faire des imitations de Bourvil afin d’égayer les repas familiaux. Atteint très jeune d’un strabisme convergent il excelle néanmoins dans les imitations de Dalida et Jo Dassin.

Il débute dans la profession en 1989 avec la Ligue d’Improvisation de Touraine. C’est cette même année qu’il découvre Archaos, cirque de caractère. Après les avoir harcelé plusieurs mois par téléphone et après avoir menti sur ses compétences techniques, il est finalement engagé comme technicien…puis comme clown de tôle.

En 1993, après avoir sillonné la planète, il suit pendant deux ans les cours de théâtre de Luis Jaimes Cortès grâce à l’AFDAS et au régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle remis en cause le 26 juin 2003 par des syndicats minoritaires.

Il met ensuite à profit mon nouveau savoir-faire dans "La Guitoune à Teuteu", un spectacle haut en couleur qui marquera son époque.

En 1996, il se lance dans diverses aventures de théâtre en salle avec le "Théâtre sous la pluie" et la compagnie "des valises", n’hésitant pas à faire faillite en Avignon.

Parallèlement, il crée avec Pierre-Claude Artus de la compagnie Artus "Fred et Pierre-Claude, chanteurs sincères", mis en scène par Servane Deschamps, dont le succès lui fait sillonner les festivals de rue un peu partout en France.

En 1999, sous l’oeil bienveillant de Yannick Jaulin et de Titus il crée un nouveau duo avec François Boutibou au piano et à l’accordéon "Oui je suis poête".

Il est pour la première fois seul en scène avec le spectacle "Benoît de touraine ou la véritable histoire du fils du pintadier" mis en scène par Philippe Nicolle en 2003.

C’est cette même année que naît le trio de philosophes déjantés du "cabaret philosophique" avec Arnaud Aymard et Laurent Petit qu’il rencontre sur les festivals de rue.

Une nuit de janvier 2006, il est visité par la Foirce (un mélange de foi et de force) qui le pousse à créer un spectacle de prêche de rue avec François Boutibou et Cédric Cambon.

C’est aussi en 2006 que re-possédé par des élans médiévaux, il crée l’épisode II de Benoit de Touraine " l’attaque des clowns".

Toujours en 2006 l’idée de "flappy flappy" le comique québecois lui vient mais Fabienne Quéméneur son impressariote depuis 2002 réussit rapidement à le dissuader de continuer l’aventure.

En 2007, il réussit néanmoins en catimini à convaincre quelques festivals de donner sa chance à ce nouveau personnage. C’est un échec. Fabienne Quéméneur l’apprend par le biais de la presse elle est folle de rage et le toise sévèrement selon elle, "pour le bien du spectacle vivant".

En 2009, il décide de s’engager et crée Knüt sous l’oeil affûté de Gwen Aduh. ll le présente plusieurs semaines au Sentier des Halles à Paris puis en Avignon. C’est un vrai succès pour la presse et le public mais les programmateurs sont plus frileux (peut-être parce qu’il fait passer une tête de missile exocet dans le public et qu’il tire sur lui à la mitrailleuse et à balle réel )…

En 2010, il est titillé par le rock’eunerolle et l’envie d’une aventure plus collective . Il imagine "Le retour du Grand Renard Blanc" avec François Boutibou, Cyril Delmotte, Laurent Mollat, Sophie Deck et Myriam Chaboche.

En plus de ses spectacles, il a donné quelques coups de main sur les mises en scène des "Gélules de M. et Mme Li" de la cie Les Femmes à Barbe, du Soupe Sound System, de Maria Dolorès y los Crucificados et de Boutros Le Mage.

Avec la compagnie qu’il a monté en 2001 "Le Nom du Titre", il propose, aidé par Fabienne Quéméneur (celle qui n’aime pas Flappy Flappy), la création d’événements atypiques comme "les nuits de vivacité" à Sotteville-Lès-Rouen en 2004, "la cour de désorientation" à Chalon sur Saône, les "Enchoufflichures" à la Roche Jagu (22), les "rendez-vous de la cervelle"…

Mais attention, tout n’a pas toujours été rose, il a aussi connu quelques échecs cinglants comme notamment le "cabaret Meuh Meuh" où il tentait en vain de s’adresser à un public composé exclusivement de vaches.

Aujourd’hui, il tourne "Oui je suis poête", "Benoît de Touraine", le "cabaret philosophique", "la Foirce", le "retour du Grand Renard Blanc" et "Maître Fendard".


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